Découvert par l’explorateur portugais Bartolomeu Diaz en 1488, ce promontoire portait initialement le nom explicite de « Cap des Tempêtes », avant que le Roi João II ne lui donne son appellation actuelle.
Le monarque estima en effet que ce cap, symbole de nouvelles routes vers
l’Orient, devait être vu comme la promesse de nouveaux horizons… d’où la
nécessité d’une connotation plus positive. Quoi qu’il en soit, ses parages
devinrent fameux en raison des dangers que les marins y rencontrèrent, et la
légende d’Adamastor, l’esprit du Cap des Tempêtes, fut consignée dès la fin du
XVème siècle dans le poème épique « Les Lusiades » de Luis de Camoes. Mettant
les navigateurs en garde contre les foudres qu’ils s’attireraient s’ils osaient
le doubler, le cap symbolisait dans cette œuvre la puissance de la nature
s’élevant contre l’orgueil des hommes tentant de la maîtriser.
Au
niveau géographique, et contrairement à ce que l’on estime généralement,
Bonne-Espérance n’est pas le point le plus septentrional du continent africain –
ce titre revient au cap des Aiguilles, situé 145 km au sud-est. Un cap des
Aiguilles qui marque également la ligne officielle de partage entre les eaux de
l’Atlantique et celles de l’Indien. Mais l’importance historique de
Bonne-Espérance, longtemps simplement appelé « Le Cap » par les marins, en a
fait au fil des siècles la plus marquante de ces deux pointes
sud-africaines.
Coordonnées : 34° 21’ S, 18° 28’ E
"Les Lusiades", poème épique de Lui de Camoes (fin 15ème siècle) mentionnant
Adamastor, l'esprit du Cap.
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Cap de Bonne-Espérance
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Briggs