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La météo

14 zones climatiques en trois mois

 

Les concurrents de la Barcelona World Race traversent presque toutes les zones macro-climatiques du globe, et rencontreront quelques difficultés tactiques supplémentaires en Méditerranée et lors du passage des détroits de Gibraltar et de Cook.

Barcelone – Détroit de Gibraltar
La section méditerranéenne de la course couvre environ 530 milles (983kms). Dans cette zone, les prévisions météorologiques sont beaucoup plus difficiles à établir précisément que sur les océans, car les bateaux restent toujours près des côtes. En fonction du relief, les conditions peuvent varier en seulement quelques milles, d’où une tactique de course complexe.

Le passage du détroit de Gibraltar
Selon les vents, le détroit peut être un point de passage très délicat. S’ils rencontrent des tempêtes d’ouest à l’aller ou d’est au retour, les 60 pieds IMOCA risquent de souffrir beaucoup.

De Gibraltar aux Canaries
Une section de 640 milles (1 222kms), sur laquelle les bateaux chercheront les alizés Nord-Est.

Le passage des Canaries
Un passage difficile entre les îles, puisque le vent s’y canalise, provoquant de grandes variations d’intensité. Il ne faudra pas non plus négliger le risque de se retrouver coincé sans air, sous le vent des îles.

Des Canaries à l’équateur
Les bateaux peuvent parcourir sur cette section entre 1 700 et 1 900 milles en fonction de leur point d’entrée et de sortie du Pot au noir. Ils seront d’abord poussés par les alizés, qui faibliront à mesure qu’ils approcheront de la ligne de l’équateur. La tactique suivie par les coureurs dépendra principalement de la stabilité de ces vents Nord-Est.

Le passage de la zone équatoriale
C’est une nouvelle région délicate à traverser, avec le passage du fameux pot-au-noir, zone de convergence intertropicale. Cette zone aux vents totalement irréguliers peut varier en taille, selon l’emplacement et la période de l’année, et peut parfois atteindre plus de 300 milles de diamètre. Pour la seconde moitié du mois de janvier, la meilleure « porte » de passage pour traverser le pot-au-noir se situe généralement vers les 30°W, mais il faut parfois jusqu’à quatre jours aux voiliers pour parvenir à se sortir de cette zone équatoriale.

De l’équateur au Cap de Bonne Espérance
La descente de l’Atlantique correspond à un parcours de 3 200 à 3 600 milles. Tout dépendra du régime des alizés Sud-Est qui soufflent dans l’hémisphère sud, et de l’évolution de l’anticyclone de Sainte Hélène. Dès l’approche du parallèle 40°, les bateaux devront affronter les « Quarantièmes rugissants », avec de forts vents d’ouest qui lèvent une énorme houle.

Traversée de l’océan Indien Sud
Entre le Cap de Bonne Espérance jusqu’au sud de la Tasmanie, place à l’Indien, l’Océan le plus exigeant de cette course, Plus de 5 000 milles de navigation au coeur de tempêtes, dans le froid et l’humidité des Quarantièmes Rugissants. Au niveau tactique, les bateaux devront se positionner au mieux pour que les vents de ces dépressions leur soient favorables.

De la Tasmanie au Détroit de Cook
Une section aux variations de vent très brusques et donc, à nouveau, une tactique complexe. Les conditions météorologiques peuvent conduire certains bateaux à passer par le Détroit de Bass, qui sépare l’Australie de la Tasmanie.

Passage du Détroit de Cook
Le passage entre les îles Nord et Sud de la Nouvelle-Zélande est habituellement très venté. C’est ici que les concurrents pourront envisager une escale pour réparation, à Wellington, mais ils seront pénalisés de 48h d’arrêt obligatoire.

La traversée du Pacifique Sud jusqu’au Cap Horn
Un parcours de plus de 4 000 milles au cours duquel les navigateurs entreront à nouveau dans les Quarantièmes Rugissants. L’approche du terrible Cap Horn sera probablement rendue difficile car les bancs de brumes y sont fréquents. Là, la gestion des tempêtes devra inclure le passage obligé du Cap Horn, où les conditions peuvent être particulièrement dures, notamment si le vent souffle du Nord-Ouest, alors qu’il a accéléré en descendant la Cordillère des Andes.

Du Cap Horn à l’équateur
La remontée de l’Atlantique Sud couvre près de 3 900 milles. Le premier dilemme tactique sera de savoir de quel côté laisser l’archipel des Malouines. Le second sera de trouver comment passer l’anticyclone de Saint Hélène, qui crée des vents à contre et pousse les navigateurs à se rapprocher des côtes du Brésil. Et puis, bien sûr, le passage du pot-au-noir.

De l’équateur au détroit de Gibraltar
Un parcours d’environ 2 550 milles pendant lequel il faudra négocier avec l’anticyclone des Açores. Les options tactiques seront décisives, plus particulièrement si l’écart entre les bateaux est réduit lors de l’entrée dans la zone.

Lors du passage du détroit de Gibraltar et jusqu’à Barcelone
Les bateaux rencontreront les mêmes difficultés tactiques que lors de la descente.


Race Tracker

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Classement

Le classement en détail.

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