Premières réactions de Bernard Stamm et Jean Le Cam

Ils sont arrivés au coucher du soleil devant Barcelone. A peine la ligne d’arrivée franchie c’est l’équipe technique de Cheminées Poujoulat qui est montée à bord du bateau avant d’accueillir la famille de Bernard Stamm.Les deux hommes rasés de près et visiblement heureux d’avoir remporté cette victoire se sont livrés au petit jeu des questions et des réponses avant d’aller à la rencontre de la foule qui les attendait Portal de la Pau.

News MARS 25, 2015 20:56

Qu’est ce que ça représente cette victoire dans la Barcelona World Race ?

BS : On est heureux forcément. On est heureux, parce qu’il ya la victoire au bout et que c’était une belle aventure…

JLC : Quand on gagne, on ne peut qu’être content. On est parti de Barcelone, on a fait un tour du monde et on est revenu à Barcelone, c’est aussi simple que ça.

 

C’est quoi vos premiers sentiments ?

BS : c’est d’abord une belle satisfaction, on a bien fonctionné, on a su vaincre tous nos pépins techniques et on peut dire qu’on en a eu.

JLC : C’est certain. Je pense qu’en solitaire, on n’aurait pas pu finir cette course. Heureusement que Bernard sait monter dans le mât.

BS : C’est un travail d’équipe. Le gars qui est en bas, il bosse aussi, pour hisser celui qui va travailler en haut. On a eu plein de galères, mais à deux, on a su trouver les solutions.

 

Justement, en quoi le double est différent du solitaire ?

BS : Ça n’a rien à voir. Pendant trois mois tu partages ta course avec quelqu’un d’autre. Quand on avait un souci technique, on était deux à réfléchir, on échangeait. On est plus intelligent à partir du moment où on se met au service de la marche du bateau.

JLC : et pourtant des soucis on en a eu. On a fait la moitié du tour du monde avec une girouette bricolée sur un mâtereau à l’arrière, qu’on changeait de côté en fonction de l’amure où on était. On a finalement pu en remettre une en tête de mât. D’ailleurs vous voyez, il y a un fil d’antenne à l’extérieur.

BS : on a eu aussi des soucis de hook de grand-voile. Je peux dire qu’au moment où on a réussi à réparer, c’était un vrai moment de bonheur.

 

Des moments de bonheur partagés, il y en a eu ?

JLC : forcément, quand on arrive à trouver des solutions ensemble, ensuite, on goûte le plaisir de partager. Il ne faut pas oublier qu’on a eu un Sud vraiment venté, c’était une année dure.

BS : et puis, il ya aussi le plaisir de faire une belle manœuvre à deux. On a fait, au nord des Canaries avant d’arriver à Gibraltar, un empannage dont on se souviendra. Sur le coup, tu ne fais pas attention tellement tu es occupé, mais ensuite quand tu vois le résultat tu en profites.

JLC : c’est ça. A deux, si on arrive à vraiment partager, c’est vraiment riche.