Les mots des navigateurs à l'issue de la présentation presse

Propos recueillis à la volée auprès des différents skippers de la Barcelona World Race.

News DÉC. 16, 2014 15:46

Jörg Riechers (Renault Captur) : « Nous attendons de recevoir les sacs d’avitaillement. Nous embarquons pour 100 jours de course. Personnellement, si je ne mange pas, je suis de très mauvaise humeur ! Question douceurs, il y aura du chocolat et beaucoup de café sans lequel la vie est impossible… »

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) : « Je n’ai pas besoin d’être convaincu de l’utilité d’embarquer une balise Argo. J’ai déjà été impliqué dans ce type de projet. A l’époque les mesures se faisaient uniquement en surface pour mesurer l’état de santé du plancton. Ça donne une vraie valeur ajoutée à la course. Sur notre balise, nous avons fait signer les enfants d’une école de Brest. »

Aleix Gelabert (One Planet, One Ocean & Pharmaton) : « Pour le moment nous sommes plutôt relax. Notre objectif, c’est avant tout de finir la course et d’essayer de faire un temps correct. Pour nous qui n’avons pas d’expérience du grand Sud, c’est impressionnant de côtoyer tous ces skippers qui ont l’habitude de tourner autour de la planète. »

Anna Corbella (GAES Centros Auditivos) : « On est prêt. On pourrait partir demain. Les derniers jours ne vont pas forcément être très simple à gérer. En tant qu’équipage catalan, on sent une forte pression autour de nous. Beaucoup de gens viennent nous voir, nous encourager. C’est stimulant, mais ça nous rajoute un peu de stress (rires). »

Gerard Marin (GAES Centros Auditivos) : « On ne vise pas la victoire, mais je pense qu’en naviguant proprement, on peut parvenir à un bon résultat. On s’est entrainé ensemble pendant un an et demi et on dispose d’un bon bateau. Alors, allons-y et on verra bien… »

Alex Thomson (Hugo Boss) : « on ne peut pas avoir d’autre objectif que de gagner. Après notre deuxième place dans la première édition de la course, tout autre résultat que la victoire serait une déception. On a bien navigué, on s’est bien préparé. Je me suis rarement senti autant en confiance avant un départ de course. »

Pepe Ribes (Hugo Boss) : « Dans l’ordre les priorités sont les suivantes. Primo, finir la course, secundo ne pas nous blesser, tertio gagner. Non, nous n’avons pas de pression. Nous avons travaillé dur pour en arriver là avec ce bateau et cette équipe. Nous verrons bien ce qui arrive. Il faut environ 20% de chance pour finir la course. Imaginez ce qu’il faut pour gagner. »

Guillermo Altadill (Neutrogena) : « On n’a aucune pression. Nous ne considérons pas Neutrogena comme faisant partie des favoris. Le seul impératif, c’est de finir la course. Je n’ai pas de rivalité avec les autres skippers espagnols. J’en ai plutôt avec Alex (rires). »

Jose Munoz (Neutrogena) : « la clé sera de rejoindre Gibraltar dans le groupe de tête. C’est une étape cruciale qui va déterminer comment on attaque l’Atlantique. Suivant la position, on aborde totalement différemment les options de navigation pour descendre vers l’équateur. »

Bruno Garcia (We Are Water) : « Willy et moi, sommes des amateurs. Ce n’est pas évident de prendre trois mois de congés, alors on fait notre possible pour combiner préparation du bateau et travail. J’ai la chance de pouvoir combiner ma passion et mon travail. Et puis, ça fait plaisir de voir que les gens nous considèrent comme des grands marins, juste parce que nous partons pour un tour du monde. »

Nandor Fa (Spirit of Hungary) : « Dessiner les bateaux, c’est une passion. Maintenant nous n’avons aucun élément de comparaison avec les autres. On verra. Je ne m’inquiète pas pour le potentiel du bateau mais plus sur ma capacité à le faire marcher vite… »