La longue route

Jörg Riechers le disait. Du plus loin qu’il fouille dans sa mémoire, il ne se souvient pas d’avoir fait autant de jours de près consécutifs. Au point de se demander si les deux équipiers de Renault Captur n’allaient pas finir avec une jambe plus courte que l’autre. Arrivée prévue à Barcelone, dans la nuit de mercredi à jeudi. Extrait de vacation avec Sébastien Audigane.

News AVR. 14, 2015 08:00

"On est au près et on a eu ces dernières vingt-quatre heures entre 22 et 50 noeuds de vent. On a eu un problème dans la nuit de lundi quand le vent est rentré de nouveau, on a pris un ris et mis une petite voile d’avant. Dans la manœuvre le J2 s’est déroulé tout seul. Ça a fait une poche et ça s’est enroulé avec les écoutes. On a été obligé d’abattre et de retourner se cacher dans le petit temps pour défaire les tours. Il a fallu monter avec une drisse pour défaire les tours d’écoute et pouvoir rouler de nouveau la voile. Maintenant c’est sécurisé. C’était une nuit difficile pour nous, le vent est assez changeant. C’est passé de zéro à quarante nœuds. Dès qu’on va au large on a 35 à 40 nœuds et dès qu’on retourne à terre, il n’y a rien du tout. C’est compliqué la Méditerranée.

C’est le pilote qui barre. Les safrans, ça fonctionne, mais la barre est très dure. Le pilote est très costaud, donc ça va, mais nous on ne barre pas. Ce sera 25 à 30 nœuds jusqu’à Gata, ensuite c’est du près. On souhaite arriver le plus vite possible, mais la météo ne nous aide pas vraiment. Mais on va finir par y arriver. On devrait arriver mercredi dans la journée, en fin de journée, je pense."