Arrêt technique en Nouvelle-Zélande pour Neutrogena

Un incident de moteur l’empêchant de recharger les batteries du bord contraint Guillermo Altadill et José Muñoz, actuellement deuxièmes de la course, à se dérouter vers la Nouvelle-Zélande pour effectuer les réparations nécessaires.

News FÉVR. 11, 2015 10:12

Guillermo Altadill a notifié la direction de la course de la Barcelona World Race, à 2h20 TU ce mercredi matin, de leur décision de se dérouter vers la Nouvelle-Zélande, expliquant : «  Nous rencontrons un problème de moteur et nous ne pouvons recharger les batteries. Nous naviguons vers le sud de la Nouvelle-Zélande pour trouver des pièces de rechange et revenir dans la course à 100%. »

À 3h00 TU, Guillermo Altadill et José Muñoz ont mis le cap vers le nord-est. Ils se dirigent vers Invercargill, la ville située à l’extrémité méridionale de l’île du Sud en Nouvelle-Zélande, à quelque 585 milles. Le skipper espagnol estimait une arrivée dans environ 40 heures.

Neutrogena navigue dans des vents de 25 nœuds de nord-ouest qui devraient forcir à 30 nœuds dans la journée. Ils sont en contact permanent avec leur équipe technique et la direction de course qui surveille attentivement leur progression.

Joint, à 9h00 ce matin, Guillermo Altadill a expliqué : « Ces derniers jours, le moteur qui remontait l’alternateur de recharge des batteries ne fonctionnait plus très bien. Ce matin, nous avons essayé de recharger les batteries et le système ne s’est pas mis en route. Nous avons essayé plusieurs solutions. Nous avons parlé avec notre équipe technique en Angleterre pour essayer de comprendre d’où venait le problème mais après plusieurs heures, nous n’avons pas trouvé si cela venait d’un problème électronique ou mécanique au démarrage du moteur. Au départ, je pensais m’arrêter dans l’une des îles, Campbell ou Auckland, mais elles sont inhabitées. Du coup, le meilleur endroit où se rendre est l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

Nous utilisons actuellement les hydro générateurs pour faire marcher le désalinisateur et les instruments électroniques. Le seul problème maintenant est que les conditions vont se dégrader de plus en plus, avec une mer forte et beaucoup plus de vent. Nous n’allons plus pouvoir utiliser les hydrogénérateurs. Il va falloir qu’on économise nos batteries durant les 40 prochaines heures. Nous naviguerons sans pilote automatique et sans électronique.

« Nous sommes en contact avec notre équipe technique et ils vont probablement envoyer des techniciens d’Angleterre et de Nouvelle-Zélande pour nous aider. Ce sont des choses qui arrivent dans des marathons comme la Barcelona World Race. Nous sommes déçus parce que nous essayions de nous battre depuis quarante jours pour être aux avant-postes. Nous étions en bonne position, attendant des opportunités et maintenant, nous allons concéder beaucoup de milles. Mais la course est encore longue. Nous allons là-bas, nous restons ensemble et en course. Qui sait ? Si cela nous arrive, cela peut arriver aux autres.»

Rappel : spécificité de la Barcelona World Race, trois arrêts techniques sont permis sanctionnés par des pénalités en temps. Un arrêt entraîne une neutralisation minimum de 24 heures. Au maximum sur le parcours, huit jours d’arrêts techniques sont autorisés.