Vacation du jour : Bernard Stamm et Gerard Marin

Ils n'en ont pas fini avec l'anticyclone de Sainte-Hélène. Dans une zone de transition, les équipages de tête attendent de pouvoir enfin trouver les journées de glisse qu'ils sont venus chercher.

Messages du large JANV. 19, 2015 16:45

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) :

" On a eu une nuit un peu difficile mais ça va. On n’est pas vraiment dans les mers du sud, ça ressemble plutôt au Pot au noir. On a des grains terribles et entre eux, il n’y a pas grand-chose. On a un petit front dans notre sud, qui nous perturbe, c’est lui qui nous donne du vent, dedans c’est coton, ça va un peu dans tous les sens. On est toujours en short et tee-shirt, il fait encore bon, mais on met les cirés par dessus. Si on ne veut pas se changer toutes les dix minutes, on met les cirés quand même.

 Les conditions météo rencontrées

Non, on est pas mal occupés avec le front. On s’efforce surtout de préserver le matériel. Cette nuit, on a eu un grain dans lequel le vent est monté à 37 nœuds, alors que d’habitude on est plutôt à 17-18 nœuds. On n’est pas à attendre les mers du sud, on essaye plutôt de les rejoindre. Il faut bien suivre, ce front, garder un peu de vent, mais ce n’est pas simple.

 La vie à bord avec Jean

Avec Jean ça se passe nickel. On espère que les conditions vont se stabiliser un peu pour qu’on puisse aller dormir. Vraiment, tout se passe bien, il n’y a aucun souci. Mais là on attend surtout de pouvoir aller roupiller, on n’est pas à blaguer. L’objectif, c’est d’aller crocher les vents d’ouest, descendre pour s’éloigner de ce bazar là. Pour voir les albatros, c’est beaucoup trop tôt. On est par 33° sud, c’est la latitude du Maroc dans l’hémisphère nord. Les gens pensent qu’on entre dans le grand Sud, mais ce n’est pas ça encore. Je vous laisse, il faut qu’on aille empanner."

Gerard Marin (GAES Centros Auditivos) : "Cette nuit, nous avons bien marché. Le vent est monté, même si ce n’est pas ce qui était prévu. Maintenant on a 20-25 nœuds de vent de l’arrière. C’est plutôt confortable. Il y a une mer courte qui tend à faire des croche-pieds au bateau. C’est pourquoi nous n’avons pas beaucoup de toile. Mais maintenant, les vagues s’organisent et nous allons voir si nous pouvons accélérer. Actuellement on glisse bien, mais on doit rester attentif à la dépression qui se développe sur notre arrière. On doit se servir de notre expérience et garder la tête froide. On est bien placé, mais il y a encore beaucoup à faire. On souhaite rester prudent."