"Une expérience magnifique"

Des conditions idéales ; un passage au crépuscule pour les frères Garcia ; un autre moins de six heures plus tard, dans le calme d'une nuit australe, pour Aleix Gelabert et Didac Costa. Retour sur les impressions et les sentiments vécus par les quatre marins espagnols devenus cap-horniers ce week-end après avoir, à tour de rôle, doubler le célèbre rocher noir...

Messages du large MARS 8, 2015 17:55

Bruno Garcia (We are Water) : « C’était une expérience magnifique, un jour, très, très important dans la vie d’un marin. Le première fois, c’est aussi une expérience très émotionnelle. Et bien sûr, cela indique le début de la route retour à la maison  On se sent plus près de la maison, même si c’est 200 ou 300 milles plus près, on se sent d’un coup beaucoup plus près.
Concernant notre projet, ne serait-ce qu’être au départ était déjà un succès. Nous progressons pas à pas, et à chaque océan que nous traversons, nous naviguons un petit peu mieux. Je ne crois pas que nous réalisons ou pensons à ce que nous sommes en train de faire. Peut-être, quand les jours vont se suivre, à l’approche de l’arrivée que nous réaliserons mieux.
J’ai l’impression que nous allons avoir un beau match race en Atlantique Sud (avec One Planet, One Ocean & Pharmaton, ndlr), on ne va pas avoir le temps de dormir à bord. C’est très intéressant et un vrai plaisir de les avoir si proches de nous. »

Aleix Gelabert (One Planet, One Ocean & Pharmaton) : « Enrouler le cap Horn, c’est très, très excitant. Nous avons eu beaucoup de chance avec les conditions. Avant le cap, nous avions plus de vent, il a légèrement molli quand nous sommes arrivés. Nous avons eu des conditions calmes et agréables. C’était très excitant et émouvant.
On ne sait pas si on fait une bonne course. On reçoit des messages qui vont dans ce sens. Mais, je crois que nous nous efforçons juste de naviguer du mieux que nous pouvons. On essaye de faire avancer le bateau le plus vite possible, et on ne se pose pas la question sur la manière dont nous menons la course. On fait de notre mieux tout le temps. Nous avons des temps de référence pour le bateau, ceux d’Ellen MacArthur et ceux de ses participations aux précédentes éditions de la course. On essaye de naviguer le plus vite possible, de battre ces temps, non pas pour battre des records , mais pour être sûr qu’on ne traîne pas, qu’on avance vite et qu’on mène le bateau correctement. »