« Reprendre les places perdues»

De retour en mer après l’arrêt technique en Nouvelle-Zélande, Jörg Riechers se félicite des réparations effectuées sur Renault Captur et espère regagner les milles abandonnés aux concurrents. A bord de Neutrogena, le Chilien José Muñoz navigue dans les eaux territoriales de son pays. Et a adopté la philosophie de l’attaque de son expérimenté équipier, Guillermo Altadill.

Messages du large FÉVR. 23, 2015 13:31

Jorg Riechers (Renault Captur): « Nous avons résolu notre problème de safran et nous sommes heureux d'être à nouveau en mer. Nous verrons ce qui va se passer et comment nous allons pouvoir revenir dans la course. A l'heure actuelle, c'est difficile de dire ce que les vents nous préparent. Un système de pression descend sur nous, nous allons voir ce que cela donne. Nous avons vraiment eu l’aide d’une très bonne équipe à Wellington, qui a opéré toutes les réparations sur le safran, sous la houlette de Matt Gothart (MG Composit) qui a organisé l'arrêt technique. Nous avons également réparé notre J2 et nous avons nettoyé le bateau couvert de diesel après de mauvais vracs. En dehors de cela, nous avons procédé à des vérifications du bateau. Nous avons pris une bonne douche, de la bonne nourriture, c’était parfait. Perdre des places n’est jamais bon, nous nous sentons mal pour cela mais il n'y a rien que l'on puisse faire. Nous tentons de revenir en course, nous ferons de notre mieux pour reprendre les places que nous avons perdues. Nous avons abandonné 2000 milles dans l'affaire. »

José Muñoz (Neutrogena) : « Là, maintenant, je me sens plutôt bien. Nous sommes au milieu de l'océan, très proche de mon pays, le Chili, et très heureux. Nous avons effectué la moitié de la course, et si nous avons eu quelques soucis, nous les avons tous réparés. Et maintenant, nous attendons de doubler le mythique cap Horn, le plus austral et le plus inhospitalier des caps. De chasseur à chassé ? (rires) Il y a eu des circonstances contraires. Malheureusement, nous avons dû faire un arrêt technique en Nouvelle-Zélande. Le point positif est que nous sommes toujours à fond dans la course. Notre bateau navigue à 100% et même un peu plus. Nous ne sommes pas obnubilés par qui est devant ou qui est derrière. Nous essayons juste d'aller le plus vite possible. Nous essayons toujours de demander au bateau le plus possible, de le pousser à 110%. Doubler le cap Horn est un moment mythique à vivre. Le passer ne se fait pas aussi souvent que vous le souhaiteriez. J'ai essayé plusieurs fois et je n’y suis pas toujours parvenu en raison des conditions météorologiques spécifiques au cap. La première fois, j'ai été assez chanceux pour le doubler en Class40, avec mon équipier Felipe Cubillos qui n'est plus malheureusement parmi nous. C'était quelque chose de grand, c’était très émouvant. D'autant plus que la marine chilienne nous a aidés et que des amis étaient venus pour nous voir passer. Pour un marin, c'est une expérience unique qui vous emplit de joie. »