Quand l'attente commence à peser

Sébastien Audigane comme Willy Garcia ne peuvent que constater l'évidence. Aux prises ave cles calmes de l'anticyclone de Sainte-Hélène, ils voient la tête de flotte s'envoler sans pouvoir rien y faire...

Messages du large JANV. 21, 2015 17:47

Sébastien Audigane (Renault Captur): « Ce n’est pas la joie ce matin, on est retombé dans la molle. On a du mal à s’en sortir. Le vent n’est pas très loin mais c’est un peu déprimant. On n’a pas eu trop le temps de se reposer car on a eu pas mal de bricoles à faire et on avait hâte de régater. Il faut dire que notre positionnement à l’est n’arrange pas les choses. Cette position est surtout due aux réparations que l’on a dû faire. Les déboires techniques qu’on a eus, la casse du lashing de grand-voile et la réparation du rail de grand-voile nous ont pénalisés. On n’a pas pu se recaler dans l’ouest et aujourd’hui on le paie. On espérait pouvoir attraper le même système que la tête de course, mais là c’est mort. Il reste encore beaucoup de milles et la zone de restriction est parfois très nord. Sur cette route, il peut y avoir des anticyclones entre les dépressions et ça peut bloquer la tête de course, même si on n’y croit pas trop. Le bateau d’Armel est un bateau assez puissant, très différent des plans Verdier. Pour commencer à aller vite, il faut qu’il y ait du vent au portant. Il faut le faire démarrer. Dans le petit temps, le fait que le bateau soit très large derrière n’arrange pas les choses.»

 

Willy Garcia (We Are Water) : « On descend vers les mers du Sud. On essaye d’attraper les vents d’ouest forts mais pour le moment on est toujours dans les petits airs en bordure des hautes pressions.On observe toujours Renault Captur devant nous, mais One Planet One Ocean n’a pas vocation à rester derrière, on doit donc surveiller notre avant comme notre arrière.

Le meilleur souvenir pour l’instant est ce départ de Barcelone avec tous ces gens sur le ponton, c’était émouvant. Le pire souvenir reste la Méditerranée quand on a manqué l’occasion de partir avec les autres. On a mis un jour de plus que le gros de la flotte pour sortir de Méditerranée, c’est le pire qui nous soit arrivé depuis le début.»