Mers du sud, premières impressions

Pour les frères Garcia, comme pour Aleix Gelabert et Didac Costa, c'est leur première entrée dans l'océan Indien. Impressions recueillies lors des vacations du jour.

Messages du large FÉVR. 1, 2015 16:44

Aleix Gelabert (One Planet One Ocean & Pharmaton) : « C’est la première fois que nous naviguons dans l’océan Indien, on a des sentiments mélangés. Le premier c’est l’humilité parce que nous avons toujours entendu parler de l’histoire de l’Indien et tu as forcément du respect pour la puissance de ces océans. Dans le même temps, on est très fiers et très heureux d’être ici, de naviguer et d’être toujours en course.

Après un mois de navigation, le bateau va bien. On a eu quelques petites bricoles à réparer, mais rien de grave. le bateau est en parait état, et nous aussi nous allons vraiment bien. Physiquement comme mentalement, on se sent costaud. On peut se détendre en pensant qu’on arrive dans l’océan Indien à 100%, le bateau comme nous-mêmes. Ça nous donne beaucoup de confiance, c’est bien.

La vie à bord est facile. Didac est vraiment quelqu’un de bien et on a du plaisir à naviguer ensemble. Je pense qu’on est assez complice dans notre manière de naviguer, avec lui c’est simple. On est vraiment content d’être ensemble. »

Willy Garcia (We Are Water) : « Les conditions ont changé : on a maintenant une mer formée, croisée, parce que nous sommes en train de traverser une dorsale avec différents régimes de vent. Le vent et la mer s’opposent, c’est très agité et très inconfortable à bord.A part le fait que nous savons que nous sommes porteurs d’un message autour du monde, nous avons eu un souci avec le désalinisateur qui nous fabrique de l’eau potable en une heure et demie environ. On a mis du temps pour résoudre le problème, du coup on était un peu anxieux parce que c’est un facteur très très important. En comparant notre situation avec celle de ces pays où le stockage des ressources en eau est difficile, voire manque complètement, on a pu réaliser combien c’était important. Parfois on pense à la casse : démâter, briser un safran. Mais si vous vous retrouvez sans eau potable, c’est tout autant un coup dur.... »