« Je préfère être chasseur que chassée »

Pour Anna Corbella (GAES Centros Auditivos) au meilleur de sa forme dans le rôle de chasseur sachant chasser le duo de Neutrogena, comme pour Alex Gelabert (One Planet, One Ocean & Pharmaton) qui ne voit pas le journées passer depuis le départ de Barcelone, le tour du monde tient toutes ses promesses. En ce 52è jour de course, si les voix cachent mal la fatigue accumulée, elle trahit aussi le plaisir et la satisfaction rencontrés par les  marins qui traversent tous les océans en mode compétition.  Extraits des vacations du jour…

Messages du large FÉVR. 21, 2015 14:30

Anna Corbella (GAES Centros Auditivos) : « On se sent très bien. On est content de notre vitesse et de notre performance. Chaque jour, on se rapproche de Neutrogena. Je pense que le bateau de devant sera celui qui aura le moins de problèmes. C’est difficile de gagner en vitesse pure ici, alors qu’il faut prendre soin matériel et du bateau.  Ce n’est pas facile de pousser le bateau plus loin, alors que l’objectif est de faire attention de ne pas casser pour sortir de l’océan Pacifique en bonne forme et vraiment commencer à batailler en Atlantique. Nous n’avons pas de problème majeur, mais des petites choses que nous surveillons de près pour voir ce qui se passe. Mais pour l’instant, tout va bien, même si on ne sait jamais ce qui peut arriver. On voit ce qui se passe sur les autres bateaux, avec des problèmes qui surviennent soudainement…  On ne peut pas savoir. Un jour, vous êtes OK ; et le lendemain vous avez un problème avec le safran, ou autre chose. Vous devez toujours, toujours faire attention au bateau.

On se sent un peu isolé. On manque un peu d’informations, comparées à toutes celles dont on dispose à la maison. On le ressent. On a besoin de savoir les choses. On a l’impression d’être dans un autre monde. On demande à nos familles et à nos amis de nous envoyer des nouvelles sur ce qui se passe dans le monde.
On échange un peu par mail avec les autres bateaux espagnols, mais pas tant que ça… Plus quand ils coupent un cap ou quelques chose comme ça. Nous sommes plus ou moins dans la même situation, c’est sympa d’échanger.

Pour ma part, je préfère doubler un bateau, plutôt que d’essayer d’éviter de me faire doubler. Je trouve ça plus facile. Je préfère être chasseur que chassée !"

 

Aleix Gelabert (One Planet One Ocean & Pharmaton) :  « Nous sommes très contents parce que cette semaine nous avons  fait beaucoup de milles et nous sommes revenus sur We are Water. Nous avons eu de très bonnes conditions pour cela. Nous avons au des vents forts, mais pas trop, et dans ces conditions, on peut pousser le bateau sans forcer. Cela fait très plaisir.
Pour les prochains jours, les prévisions nous donnent plus ou moins 15-20 nœuds ; pendant deux-trois jours au niveau du passage de la Nouvelle Zélande.

On s’efforce juste de rester concentrer pour faire le plus de milles possibles en direction du cap Horn. Le bateau est en parfait état. On n’a aucun problème. Nous sommes dans l’océan Pacifique, dans les meilleures conditions pour le bateau, et nous sommes bien reposés. Nous n’avons donc aucune excuse pour nous-mêmes et le bateau.

Nous avons fait la moitié de parcours. Cela m’a semblé assez rapide, et je m’attends à ce que les 50 prochains jours passent encore plus vite ; chaque mille nous rapproche de la maison. Le cap Horn d’abord, et ensuite on se rapproche de la maison. J’espère que les prochains milles vont vite passer. »