Guillermo Altadill : le bateau, les batteries, le moral… à 100%

Le batteries du bord et le moral des skippers rechargées au maximum pour une escale technique au port den Nouvelle-Zélande réduite à son minimum. C’est le bilan que fait Guillermo Altadill, très combatif à l’heure de répondre à la vacation pour faire le récit de son arrêt technique.
Ce multitourdumondiste mesure qu’il a perdu de nombreux milles dans la bataille, mais il se réjouit surtout de repartir en course avec un bateau de nouveau à 100% de son potentiel.  On peut faire confiance à ce farouche compétiteur, qui refuse pour l’heure de regarder les classements, pour en tirer le meilleur. A ses côtés, l’expérience de son complice chilien, rompu aux mers du sud, sera précieuse pour  une traversée du Pacifique que ces grands animateurs de la course compte bien mener à vitesse grand V, pied au plancher. 

Messages du large FÉVR. 14, 2015 11:31

« Des ingénieurs sont venus et ils ont trouvé de l’eau à l’intérieur du moteur pour une raison quelconque. Nous avons essayé de le démarrer plusieurs fois, mais cela a généré un phénomène de court-circuit et une série de problèmes. Le moteur principal ne marchait pas, et donc nous ne pouvions pas recharger nos batteries.

L’équipe technique a très bien travaillé. En 24 heures, ils ont tout mis en place, tout rangé, tout nettoyé. Ils se sont occupés d’autres choses, comme le mât et le voiles. Nous avons embarqué de la nourriture. En quelque sorte nous avons fait une mini révision générale en 24 heures. Les gars ont fait du super boulot pour nous permettre d’être prêts à temps. Un grand merci à eux. Le bateau est à 100%, et nous allons pouvoir être à fond et nous battre sur les prochains 12 000 milles.

Nous avons d’abord passé quelques heures avec l’équipe pour faire le tour des choses que nous avions besoin de changer et de vérifier ; et nous avons dîné, c’était bon. Nous avons eu plaisir à avoir de la nourriture fraîche après 40 jours sans, et ensuite nous avons dormi dans un lit sec. Ce matin, nous avons pris une douche, quel luxe ! Nous nous sommes réveillés très frais, nous avons autant dormi sur les dernières 24 heures que sur les dix derniers jours. On est en pleine forme ! A présent, les batteries sont biens chargées, celles du bateau comme les nôtres. Nous sommes fin prêts à reprendre la course.

Notre stratégie est de descendre au sud pour attraper le premier front, d’aller le plus vite possible pour reprendre des milles. Une chose importante est de ne pas se soucier des autres bateaux, les leaders comme ceux de l’arrière. On ne va pas s’en occuper, nous sommes juste fin prêts à être sur la brèche les prochains 12 000 milles. Nous avons rencontré quelques problèmes, mais nous nous en sommes sortis. Nous sommes très confiants dans le bateau. Cette escale a été positive. Nous avons perdu des milles, mais nous avons révisé le bateau et nous allons continuer de naviguer et d’essayer de rejoindre le cap Horn le plus vite possible. Je ne veux pas regarder la position des autres bateaux. Je sais que Cheminées Poujoulat est assez loin devant. Les bateaux derrière étaient à 1200 milles, and ils seront peut-être devant nous. Nous ne savons pas, et nous ne voulons pas savoir. Lors des prochaines semaines, je ne vais pas regarder les classements. Je vais juste me concentrer sur la marche de notre bateau. »