Anna Corbella, Guillermo Altadill : « petit temps, pleine lune… »

En tête de flotte, Neutrogena et Hugo Boss qui naviguent à vue, GAES Centros Auditivos qui se méfie de la pétole, We Are Water qui trouve progressivement la bonne carburation ou Renault Captur qui reprend espoir, ce sont les dernières nouvelles du large.

Messages du large JANV. 5, 2015 16:28

Guillermo Altadill (Neutrogena) : « Vous pouvez le constater, on ne s’ennuie pas même quand le vent descend parfois sous les deux nœuds. D’habitude dans une course aussi longue que la Barcelona World Race , on a tendance à se relâcher un peu dans ce genre de conditions. Mais quand vous naviguez bord à bord avec un autre bateau à moins de 500 mètres de vous, vous avez intérêt à rester très vigilant pour ne pas perdre le moindre mètre.

On a passé la nuit avec Hugo Boss, à guetter grâce à la lune les risées, à jouer avec les voiles, à empanner. On voyait leurs feux de route, leurs instruments de navigation et parfois on entendait grincer les écoutes. La nuit est passée vite. »

Anna Corbella (GAES Centros Auditivos) : « Nous y voilà. On tente de survivre à la pétole. On a parfois entre 2 et 6 noeuds de vent, mais on ne va pas se plaindre parce que le bateau marche bien dans ces conditions. C’est la pleine lune, la nuit on y voit comme en plein jour et c’est parfait pour guetter les risées. Aujourd’hui, c’était journée atelier réparation et le bateau est maintenant comme quand nous avons quitté Barcelone.  En fait, on a heurté quelques choses dans le détroit de Gibraltar et les réparations en sont la conséquence. Mais tout va bien maintenant. »

Jörg Riechers (Renault Captur) : « On est content de notre stratégie. On a peut-être une chance de revenir sur le groupe de tête. Maintenant que l’on est en Atlantique, l’expérience de Sébastien autour du monde va nous être utile. On ne connaissait pas trop le bateau au départ, maintenant que l’on commence à connaître le bateau on est un peu plus surs de ce qu’il faut faire pour revenir sur la tête de course. Nous sommes assez proches des autres bateaux maintenant et les jours à venir avec l’établissement des alizés ne devraient pas être trop mal pour notre bateau. »

 

Willy Garcia (We Are Water) : « Le bateau réagit très bien. On a eu juste ce qu’il fallait comme temps de préparation. Les conditions météo et les vents faibles ont été bénéfiques pour nous. On a pu se mettre en phase avec le bateau comme bon nous semblait. En tant que frères, ça fait des années qu’on fait des choses ensemble ; aussi on est en harmonie tous les deux. Ça marche aussi à bord d’un IMOCA. On a juste à apprendre à s’en servir. OPOO fait une belle course. Ils ont le plus vieux bateau d e la flotte mais ils vont vite et ne sont pas loin des premiers. On essaye de revenir un peu sur le peloton, mais c’est le vent qui décide. On sait qu’on est en course, on navigue à notre rythme, mais on n’oublie pas que notre premier objectif, c’est de finir.

On a un peu de frais à bord : des fruits notamment, des pommes et des oranges. On n’a pas beaucoup de lyophilisé. On n’aime pas ça. On s’est préparé nous mêmes notre nourriture, c’est certainement plus lourd, mais c’est le choix que nous avons fait. Sur ce plan, on n’est pas loin d’être les premiers. On aime bien manger.