Allo la mer…

Ce jeudi, 24 heures après le départ, Guillermo Altadill (Neutrogena) et Sébastien Audigane (Renault Captur), joints par téléphone depuis Barcelone, reviennent sur les conditions rencontrées en ce début de course dans la descente le long des côtes espagnoles. Cet après-midi, ils progressent en approche de la mer d’Alboran en direction du détroit de Gibraltar que les plus rapides pourraient doubler dès demain…. 

Messages du large JANV. 1, 2015 16:00

Guillermo Altadill (Neutrogena) :« La nuit a été plutôt bonne. Les conditions étaient plus difficiles au moment du départ, il n’y avait pas de vent, il est rentré plus tard. Nous avons été assez rapides cette nuit, nous avons essayé de revenir sur Hugo Boss et Cheminées Poujoulat, que l’on voit toujours sur bâbord. Nous restons au contact avec eux. On espère pouvoir encore revenir un peu quand le vent va de nouveau perdre en instabilité après le détroit de Gibraltar vers lequel nous progressons actuellement au portant. Je pense que le rythme va s’accélérer un peu, on devrait y être demain à la mi-journée. A minuit, nous avons eu pas mal de travail sur le pont pour procéder à un changement de voiles et passer sous Code 0. Et il était plus de 03 heures du matin quand nous avons remarqué le changement d’année. On était surtout occupé à faire marcher le bateau… »

Sébastien Audigane (Renault Captur) : « C’était un peu compliqué le départ dans le petit temps, et on a dû se mettre dans le match d’entrée de jeu. Mais cela s’est plutôt bien passé pour nous, on n’était pas très loin derrière Cheminées Poujoulat, à un moment on était avec Hugo Boss. Plus tard dans la nuit, on a perdu un peu de terrain. Il devait être 04 heures du matin, tout se passait bien jusqu’au moment de l’envoi du spi… J’ai été obligé de faire une petites ascension dans le mât. Et pour moi, comme pour Jorg, cela a été un petit peu physique cette histoire. Hier soir, après le départ, on a profité d’avoir des conditions un peu établies au reaching pour faire des petites siestes d’une demi-heure, une heure chacun son tour. Cela nous a bien aidés puisqu’on a perdu pas mal d’énergie avec la petite grimpette dans le mât. Depuis ce matin, on fait avancer le bateau pour revenir dans le match…  »